jeudi 31 décembre 2015

2015, première partie

J'ai eu envie de retracer ce que j'ai le plus écouté cette année. Ce sera présenté sans chronologie mais au moins en deux coups, parce que mine de rien, c'est un peu long à faire. Je suis plutôt de tradition orale! La suite viendra avant dimanche, j'espère.

"Même ces choses un jour nous seront un souvenir joyeux". C'est ce qu'on lit paraît-il quelque part dans l'Enéide.

La grande Robert Pollard
Crickets : Best of the Fading Captain Series 
Plus que d'habitude cette année, comme un retour aux sources, j'ai eu besoin d'écouter Guided By Voices. Pollard, c'est un gars un peu beauf qui boit trop et joue avec un groupe de beaufs. C'est rien d'autre. Il a le même âge que mon père. Quand je naissais en 1984, il avait déjà 27 ans et pendant sa période faste avec Guided By Voices il approchait de la quarantaine, il a écrit Under The Bushes Under The Stars à 39 ans par exemple. Voilà le Bob. Il m'agace souvent. Il dessine des brouillons qu'il prend pas le temps de terminer. Il écrit des hymnes de stade de temps en temps. Il en fait trop. Il en fait pas assez. Mais quand il a le truc, il l'a.
Comme si on voulait me faire un signe, j'ai retrouvé la version exacte du tout premier morceau de GBV que j'ai entendu: My Valuable Hunting Knife (live)

Mes chansons préférées après cette profonde rechute sont les suivantes:

TOTAL EXPOSURE
+ les top singles de Guided By Voices, c'était bon de faire un peu plus attention.

MY IMPRESSION NOW
DRAG DAYS
SECRET STARS
Two Inch Astronaut / ZZ Top
Foulbrood
Tres Hombres 
Parmi les jeunes pousses, j'attends beaucoup de Two Inch Astronaut, et vu le single sorti qui annonce le prochain album, ils ne sont pas encore près de me décevoir.

Two Inch Astronaut - Good Behavior (soundcloud)

Le son de Foulbrood est un mélange de piquant et de rondeur. Ma description est pas terrible mais c'est pas facile de mettre des mots dessus. C'est quelque chose de particulier et de bien travaillé. Ca se boit avec du vin. Bon, par contre, gros inconvénient, le disque ne se trouve pas en CD et le 33trs est épuisé. Pour revenir au sujet du son hyper travaillé, depuis que j'ai choppé Tres Hombres de ZZ Top (à la convention du disque du Bikini d'octobre) ce sont deux disques que je rapproche, va savoir. C'est tendu avec une sorte de moëlleux qui se dégage. Sans avoir l'air d'y toucher, les rythmes sont joués au millimètre. Les ballades du disque sont lascives, parfois ça bourre plus, un disque homogène qui file droit. Bon après c'est vrai qu'il y a des ressemblances avec Polvo mais les 2 groupes existent indépendamment l'un de l'autre.
Leur live à l'Audiotree est une sacrée bête:
Les deux premiers EP de Beach Slang
Cheap Thrills on a Dead End Street
Who would ever want anything so broken
Les albums de Beach Slang ont un son qui mélange plein de vieux trucs. Ils pourraient travailler un peu plus leurs enregistrements certes (la batterie parfois). Ils reprennent Senseless Things, les Plimsouls, Ride... Ambiance College Punk Rock. Au début, sur le premier titre qu j'ai entendu, je trouvais que la voix ressemblait un peu trop au mec de Leatherface et puis je suis tombé sous le charme avec ce set acoustique:

Pour décrire ce qu'il a en tête, Alex James Snyder dit dans une interview: "dans ma tête c'est comme si Richard Butler des Psychedelic Furs était le leader des Replacements". Je leur trouve quelque chose d'attachant parce qu'il y a du fond et qu'on sent que le type, un peu rêveur, avait besoin de sortir ses chansons. Les titres à rallonge rappellent les Smiths, le mec est passionné, les morceaux vont de l'avant malgré tout. Le titre du premier album "The things we do to find people who feel like us" me rappelle pourquoi je fais certaines choses depuis 6 ans, mais pour l'instant il ne me frappe pas autant que ces deux EP. C'est tout de même un des albums les plus passionnés de l'année joué par un mec de 40 balais.




Superchunk
I Hate Music
C'est un des albums de ces dernières années que j'écoute le plus. 

Beach Boys
Sunflower
Sunflower est l'album des Beach Boys que je préfère et je l'écoute très souvent depuis 2 ou 3 ans. Ca ne s'est pas arrêté cette année. Le son rond et sophistiqué de cet album apaise tous les maux. Sans compter la qualité des chansons, At my window et All I wanna do en tête. On devient quelqu'un de distingué quand on écoute ce disque. Il paraît qu'il existe un documentaire sur l'ingénieur du son de cet album, également ingénieur du son sur Surf's Up. Je sais plus d'où je le tiens et je ne retrouve pas l'information. Si quelqu'un est au courant...

Lightships
Electric Cables
C'est moins un album de chansons fortes qu'un album de textures qui forment une enveloppe rassurante. C'est aussi vague et doux que la pochette. Je pense que c'est l'album le plus doux que je connaisse. Il date de 2012 et je le remets assez souvent. Il a été composé par le bassiste de Teenage Fanclub et ça me rappelle à chaque fois le sentiment bizarre que ça a été de le voir jouer quand ils sont passés à Toulouse en 2010. C'est un type qui a l'air de porter un lourd fardeau et qui semble s'y résigner comme il peut, et pendant ce temps, son regard clair se perd dans les nuages.
American Football
American Football
2015 a été une année de reformations et de rééditions pour des groupes d'ados du midwest de la fin des années 90 tels Mineral et American Football. Je ne peux pas dire que ce soient les meilleurs concerts que j'ai vus de l'année, en revanche le visionnage de la série Friday Night Lights m'a presqu'obligé à écouter American Football tous les soirs pendant quelques temps. On connaît le ridicule des cultes montés sur internet, mais le disque est à la hauteur de sa réputation. Pas commun. Il y a des soirs où c'était le seul disque que je pouvais écouter.



Beulah
The Coast is never clear
Cette année je me suis dit qu'il fallait faire quelque chose avec tous ces groupes dont j'entendais parler à une époque où quand j'allais sur internet, c'était principalement sur les forums US de Weezer. Et Beulah fait partie de ces groupes tous différents comme les Ben (Folds, Lee, Kweller), Coconut Records, Harvey Danger, Death Cab For Cutie, Get Up Kids, Superdrag, Jets To Brazil, Sebadoh...
Donc j'ai pris The Coast Is Never Clear. Il faut préciser que Beulah fait partie du clan Elephant Six, ce collectif qui expérimentait dans le registre de la pop, comme si Brian Wilson étaient venus chanter Smiley Smile au-dessus de leurs berceaux (Apples In Stereo, Olivia Tremor Control...). Et justement ce que j'aime chez Beulah c'est qu'ils perdent pas leur temps en pop psychédélique dont les plages inaudibles gâchent pour moi les disques d'Olivia Tremor Control. Donc chez Beulah, c'est du concret et de la bonne chanson pop sans discontinuer. Bon y'a des trucs qui sonnent exactement comme les Kinks mais ils ont le droit. J'ai entendu Gene Autry dans un épisode de Friday Night Lights, je croyais que c'était Victoria.
Harvey Danger  / Harry Nilsson
Little By Little
Aerial Ballet

Au même titre que Beulah, ça fait des années qu'Harvey Danger est dans un coin de ma tête et je ne connaissais que partiellement leur premier album, Where Have all the merrymakers gone?. C'est celui sur lequel on entend le tube Flagpole Sitta, comme il est coutume de le dire quand on connaît mal le groupe. On peut parler de Flagpole Sitta pas de problème, mais ce serait dommage de partir sans écouter Problems and Bigger Ones et les autres, parce que ce premier album rempli de fougue ado coupe le souffle du début jusqu'à la fin. L'album a d'ailleurs été réédité l'année dernière chez No Sleep. Je me rappelle qu'après avoir entendu Flagpole Sitta sur une webradio, il doit y avoir 10 ans à peu près, j'avais visité leur site internet et ça doit être en regardant dans les liens que j'ai lu pour la première fois le nom des Posies, eux aussi originaires de Seattle. Mais l'album d'Harvey Danger que j'ai mis à l'honneur cette année est Little by Little, leur troisième et dernier album, dont la fougue toujours présente, alliée à une maîtrise désormais acquise, donne un résultat différent et plus classieux. Ca n'a rien de négatif. Une des clés du groupe est la voix incroyable de Sean Nelson. Et comme j'écoute pas mal Harry Nilsson aussi ces temps-ci, j'ai remarqué une certaine filiation entre les deux. Ce sont deux voix qui servent des chansons pop bien écrites et qui n'hésitent pas à doubler d'extravagance.
Rachel Haden  / That Dog
I Like Luci
Mean What I Say
Cette année, on a eu des nouvelles de That Dog. Elles (ils, avec le batteur) sont en train de finir leur prochain album. Une berceuse est sorti à l'automne (dispo sur itunes). C'est toujours aussi bien. J'ai écouté Mean What I Say en boucle. Des boucles fines qui tombent sur la nuque. Moi ça me surprend presque qu'il y ait encore des chansons que je découvre que je puisse écouter sans m'arrêter. Eh ben cette nouvelle chanson de That Dog est dans ce cas. De son côté, Rachel Haden, bassiste et chanteuse de talent, talent qui touche une grande partie de sa famille, a également sorti un premier EP, The Luci Parade, uniquement en digital. Les 5 titres sont exceptionnels dans une veine plus calme. Le titre Devil's in me est sorti avec un mix différent sur un 45 tours qui me fait envie, au moins pour entendre la face B inédite.



J'ai également passé et repassé ce concert des triplettes Haden où elles jouent des chansons traditionnelles:
PW Long
Remembered
Mine de rien c'est un sacré songwriter, ça s'affine, si on compare au noise blues rock de Mule. J'apprécie ce disque de plus en plus. Je l'écoute beaucoup depuis deux semaines.

Johnny Cash
American VI: Ain't no grave
C'est le disque que j'écoute tous les soirs depuis la semaine dernière. J'avais oublié comme c'était bien. Bon voilà, j'oublierai pas.

Georges Brassens
La Mauvaise Réputation
On connaît tous quelqu'un qui aime Brassens et on l'écoute souvent un peu passivement. Petit, j'avais visité le musée qui lui rend hommage à Sète et ça m'a laissé une marque. On était aussi allé à Pézenas, fief de Boby Lapointe, pour satisfaire ma soeur, dont les chansons ont marqué certaines de nos vacances. Cette année, j'ai écouté Brassens parce que j'en ai ressenti le besoin.

dimanche 27 décembre 2015

Ce qui est fait est fait.

Je retrouve le plaisir de faire des compilations pour la bagnole et les choix sont draconiens. Je me suis raté pour les chansons de The Both mais ce qui est fait est fait.

dimanche 15 novembre 2015

Les lendemains qui chantent

Est-ce qu'on dit quelque chose, est-ce qu'on dit rien?
Entre deux parties de scrabble vendredi soir, je suis allé sur facebook et j'ai vu ce statut de Ken Stringfellow.

Apparemment, mes connaissances parisiennes vont bien physiquement. Javier qui répond ici parfois, ça l'air d'être OK d'après xsilence? Une personne ne me dit rien mais reçoit les messages. Elle ne me répondait pas depuis quelques semaines. Paris est une grande ville, je suppose que ça va.


Les lendemains qui chantent
I'm scared
Ya Basta
New Day
As happy
Dreamer's song
Assez!
Rester debout
And he kept on whistling

mercredi 4 novembre 2015

She said: "Do you wanna get high?"

Un petit message rapido pour dire combien je suis emballé par le single que Weezer a sorti hier, "Do you wanna get high?". N'ayant plus de label, ils balancent des morceaux comme ils le sentent. Ils en ont sorti un la semaine dernière "Thank God for girls" qui a été annoncé bien à l'avance et qui est certes plus osé mais raté bien que ce ne soit pas l'avis de tous. Cuomo y fait un truc hip hop avec un refrain passe-partout vraiment limite. Et hier surprise, un autre titre sort des buissons. Et là.... c'est autre chose. Le son de l'enregistrement est très naturel. Et le mieux c'est que ça ne sonne pas comme une auto-parodie alors que ça semble tout droit sorti des Crushing sessions de Pinkerton avec le synthé, le solo. On a l'impression d'entendre Weezer qui redevient Weezer sans se forcer à redevenir Weezer. Il semblerait que le mixage soit effectué par le type qui bosse avec Ash depuis 2009: Claudius Mittendorfer de son petit nom. En tous cas la batterie sonne live et puissante comme sur le morceau dessous qui date de 1996:

La mélodie n'est pas aussi fine que celle des chansons de Pinkerton, faut pas déconner non plus. Elle rappelle davantage le green album et on peut penser qu'elle date de cette période puisqu'elle parle de la nana avec qui il sortait en 2000/2001, à propos de qui il a aussi écrit deux autres très bonnes chansons, la première étant O girl, la chanson des summer songs de l'été 2000, appelées par les fans les SS2k (qui m'ont toujours fait penser aux Ramones), et la deuxième O girlfriend, la chanson qui clôt le green album.




samedi 17 octobre 2015

Les aimant tous en bloc, il n'en aime vraiment aucun.

Organisée par Cu! de Kicking Records, demain, c'est la convention du disque au Bikini comme tous les ans depuis... depuis.... Je sais plus, j'ai l'impression d'y aller depuis 50 ans. J'y trouve toujours un ou deux trucs intéressants et en général le soleil est de sortie rendant plus agréables les concerts devant le bar à l'extérieur du Bikini. En parlant de Kicking, La Kicking Radio a remis à jour sa grille de programme. Branchez-vous! Joining the Circus et le Flux Capacitor sont fidèles au poste!

Pendant ce temps, le mois d'octobre se rafraîchit. Les enfants font encore de la trottinette sur le parking. Le baladeur continue de chauffer.

Count ossie and the mystic revelation of rastafari - Sam's intro
Un riff de cuivre qui se répète, la basse arrive et puis le rythme naît. J'écoute les titres de cette compilation prise au hasard comme j'écouterais du jazz ou Karate (le groupe), c'est moins sophistiqué mais ça me fait un effet similaire. Et quel effet? Un truc différent de ce que je connais d'habitude. Différent de la pop.

The Sneetches - Don't turn back
Le son de guitare est doux, clair et raffiné. La voix qui arrive un peu après est douce, claire et raffinée. Les choeurs qui arrivent encore après sont doux, clairs et raffinés. C'est un groupe doux, clair et raffiné. Et donc on pense aux Zombies, je vous aide un peu. C'est un groupe hautement considéré parmi ceux qui le connaissent et ce n'est pas démérité mais ça sent peut-être trop le travail d'esthète appliqué, un truc irréprochable un peu gênant, vous voyez ce que je veux dire? Un peu comme ce nouveau groupe EZTV, non pas que ça ne soit pas agréable mais...

The Promise Ring - Become one anything one time
Je suis resté québlo sur Nothing Feels Good très longtemps et hop j'ai sauté le pas: Wood/Water mi amor. Sur ce titre, on entend les choeurs en premier et puis sort des bois verts la voix de Davey Von Bohlen, reconnaissable entre toutes. Et c'est parti pour un tour en douceur. Plus j'écoute ce disque, c'est-à-dire très souvent le soir en ce moment, plus je pense que c'est un grand disque et plus j'ai d'admiration pour Von Bohlen. Il faudrait expliquer en quoi l'album est différent de ce qu'ils ont fait avant mais j'ai la grosse flemmasse.... Davey Von Bohlen est un grand homme dans ce monde de brutes. C'est aussi beau qu'un disque des Go Betweens, quoiqu'un peu plus lent. On comprend pourquoi il était fan des Wannadies.
Je compte attendre de l'avoir entre les mains mais on peut d'ores et déjà écouter le nouvel album de Maritime: http://noisey.vice.com/blog/maritime-magnetic-bodies-maps-of-bones

Fig Dish - Anything black
Le rythme est à la limite du reggae/ska, on pense un peu à Police sur ce titre. Je connais pas encore bien le groupe qui fait de la bonne power pop comme je l'aime. Je ne peux pas en dire davantage. J'aime ce titre en tous cas.
Emission Flux Capacitor dédiée au groupe: Par là


Gene Clark - I know I'd want you
Bon c'est un disque que j'ai pris à la bibliothèque il y a longtemps et je ne l'ai pas écouté de bout en bout avant de le mettre dans le baladeur sur lequel j'écoute principalement en aléatoire. Je l'ai pris à cause de Teenage Fanclub et des quelques albums des Byrds que je connais, pas tous d'ailleurs Younger than yesterday et Dr Byrds and Mr Hyde, mais ce sont des albums qui m'ont mis la patée à une époque, bien que je n'aie pas l'habitude de souvent les dépoussiérer. C'est comme s'ils s'étaient trop bien inscrits dans ma mémoire. J'ai pioché l'album de Gene Clark au pif, j'y connais que dalle en mister Gene Clark, mais je crois que c'est un classique, après chacun se fait son idée. Je n'ai pas de commentaire particulier à faire, j'aime les Byrds et j'aime Gene Clark, ça je viens de l'apprendre.

Paul McCartney - Promise to you girl

"Looking at the backyard of my life..." Ca me file des frissons.

Shiner - Andalusia
Un riff, une batterie d'enfer. Qu'est-ce que c'est? J'attends la voix qui met un bon bout de temps à se pointer (et qui se pointera pas d'ailleurs). Superdrag? Non, Shiner, rien à voir. Je pensais n'avoir compilé que de la pop dans le baladeur, eh ben non. Bon Shiner et cet album The Egg, j'y ai enfin mis la main dessus tout récemment. Shiner qui a tourné avec Sunny Day Real Estate, Dropsonic, Swervedriver, Girls against Boys and co s'est apparemment formé en 1993 mais le pic d'activité discographique est ciblé fin 90, début des années 2000. L'album présente de longues parties instrumentales. La prod, c'est J. Robbins qui s'en occupe. Certaines plages sont planantes d'autres bourrent un peu plus. C'est un peu moins mélo et plus lourd que Sunny Day Real Estate. Je serai 6 pieds sous terre que j'aurais encore plaisir à entendre ce claquement sec de batterie.

Jellyfish - He's my best friend

Des harmonies entre Flaming Lips et Queen. Voilà à quoi je pense quand j'entends ce super morceau.

Pudgy - How could it be worse
Pierre Chaissac actuellement occupé avec Cantharide a eu de nombreux groupes parmi lesquels Pudgy. Et Pudgy a sorti un seul album si je ne me plante pas: Les cendriers du bal. Sacré album, même. La guitare est claire, des violons bienvenus se montrent un peu plus loin sur ce titre, on les retrouve dispersés sur l'ensemble de l'album. La voix chante en anglais avec ce petit accent français attachant qui me fait penser à un album live des Dogs que j'ai. L'accent et la voix claire donnent un ton très personnel au disque et enrichit cette pop acoustique. Des chansons mélangent naturellement français et anglais (Le nid à poussière que j'aime beaucoup). Sacré album quoi, je me répète.
Ca s'écoute sur bandcamp depuis peu: https://pudgy1.bandcamp.com/album/les-cendriers-du-bal

Built To Spill - Fling
J'ai mes petites habitudes avec Built To Spill et elles se résument principalement au Live (que j'ai trouvé mou en le réécoutant l'année dernière) et à Keep it like a Secret. C'est un groupe qui m'a énormément marqué au moment où je l'ai découvert au point que j'avais de suite acheté un tee-shirt. J'adore les solos, j'y peux rien. S'il y a donc une chose que je dois à Monsieur de Lastfm qui, à l'époque où je m'en servais de radio, m'avait gracieusement passé Center Of The Universe, c'est bien Built To Spill (et Velvet Crush). Entretemps, j'ai su apprécier l'album solo de Doug Martsch qui penche vers le blues, je l'écoutais en même temps que Skip James. J'ai aussi écouté son groupe de reprises, le Boise Cover Band. J'avais également trouvé des pirates de ses reprises très réussies des Smiths en solo. Mais j'ai été très déçu par le dernier album. Tant pis. Il s'agit ici d'une chanson de "There's nothing wrong with love", un album que je connais par quelques titres seulement. C'est une belle ballade à violons. On appréciera la voix juvénile de Doug Martsch à cette époque.

The Lifeguards - Society Dome
The Lifeguards, c'est Robert Pollard et Doug Gillard. Démarrage guitare/voix. C'est une petite ritournelle simple et bien construite. Un peu plus loin, la batterie fait son entrée et on entend comme des flûtes hystériques (ou des voix?) depuis derrière. C'est tiré d'un best of sur deux CD qui compile différents projets de Robert Pollard hors Guided By Voices (Lifeguards avec Doug Gillard, Go Back Snowball avec Mac McCaughan, Keene Brothers avec Tommy Keene, Airport 5 avec Tobin Sprout....). Il fait partie des disques que j'ai le plus écoutés cette année mais il faut bien dire un truc: compiler des titres de Robert Pollard est chose compliquée à réaliser. Les fans s'y cassent les dents et ne sont jamais d'accord. C'est ce qui est intéressant d'ailleurs: la diversité des opinions est excitante et me rend tout ça attachant. J'en profite pour parler de ce site qui aide à y voir plus clair, je suis assez d'accord sur plusieurs de leurs chroniques: http://gbvguide.blogspot.fr/
Pourtant malgré ces difficultés, Crickets est une compilation réussie, quoique le deuxième CD soit un peu plus difficile à approcher. Elle nécessiterait un volume 2 d'ailleurs parce que ça commence à dater un peu (2007). Ceci dit, plus ça va, plus je pense que Pollard, avant d'enregistrer un disque, aurait vraiment intérêt à tourner 7 fois sa langue (où il veut). Putain mec prend un peu de recul et éloigne cette bouteille de whisky! Entre les albums solos (dont un avec le batteur d'Earthquake Glue qui n'est pas trop mal), le nouveau projet Ricked Wicky qui en est à 2 ou 3 albums en 6 mois, Teenage Guitar aussi je crois, c'est impossible à suivre et cela demande surtout de trier. Je me contrebranle qu'il soit productif. Barlow dit que Pollard considère son art comme un sport. Pareil, je m'en tamponne mais quand ça demande tant de tri à faire de la part des auditeurs, ça en devient bien dommage. En outre, écouter cette compilation m'a fait concrètement prendre conscience que ses dernières sorties avec Guided By Voices ne sont vraiment pas du niveau de ce qu'on entend sur ce disque. Ce retour au lo-fi fuzzy - je pense à "Bad love is easy to do" qui vole pas haut à mon avis- ce son lo-fi fuzzy donc, n'est pas convaincant. Il y a des enregistrements bien plus intéressants ici et rien à voir non plus avec la prod ennuyeuse de Todd Tobias sans laquelle, par exemple, Coast to Coast Carpet of Love aurait pu vraiment décoller. Je le suivais un peu par fidélité et grand bien m'a pris d'aller fouiller au fond de son répertoire pour retrouver la flamme qui est bien là surtout grâce à Total Exposure et Pop Zeus. Pop Zeus, comme une bonne partie des chansons de GBV, sonne comme un hymne de stade joué par un groupe qui aurait raté une haie. J'aurais encore beaucoup de choses à dire là-dessus...

Beach Slang - Dirty Cigarette
J'ai pensé à une classe transplantée du primaire en écoutant cette chanson tout à l'heure. Je fumais pas au primaire, non mais j'ai eu un flash. Les deux premiers EP de Beach Slang me plaisent de plus en plus et j'attends beaucoup de l'album qui doit sortir sous peu. Si la prod allaient se placer au niveau des albums de Sugar, ce serait le pied.

Et le mois d'octobre 2015 ne serait pas le mois d'octobre 2015 sans Rocka Rolla de Judas Priest. A la prochaine, ne mangez pas trop gras d'ici là.

dimanche 4 octobre 2015

Clair comme de l'eau de roche

Salut la compagnie. Vu les difficultés que j'ai eues pour accoucher des trois premières émissions, j'ai décidé de mettre tout ça en stand by. J’écoute de la musique tous les jours et il m’est de plus en plus difficile de trier. Cela me demande du travail parce que je suis d'un naturel perfectionniste et je n'ai pas le temps que je souhaiterais y consacrer. J'écoute aussi des choses qui s'éloignent du ton que je désirais transmettre dans l'émission et j'ai l'impression de devenir schizophrène, c'est ça qui bloque, plus que de parler tout seul devant un micro sans savoir à qui je m’adresse. Mais c'est un tout. 
Pour changer de sujet, on m'a fait la remarque que j’avais des goûts incompréhensibles, ce qui m’a forcé à écrire un petit texte explicatif qui synthétise les groupes qui me sont le plus chers, car au contraire, j’ai l’impression d’avoir des goûts très classiques et faciles à cerner. De façon générale, je suis d'une simplicité confondante, j'aime le rock (ouais! ouais!) et les bonnes mélodies avec une bonne section rythmique (poum tchakapoum), après il faut que la magie noire opère. C'est une question d'énergie et de ce que ça provoque quand j'écoute. Tout dépend de la batterie, de la voix, de l'énergie/mélodie, du ton de guitare, des personnalités, des attitudes... C'est en même temps objectif et subjectif de la même façon que c'est quelque chose de très sérieux et en même temps futile. Le motif nécessaire que je décris (voix, batterie) n'est pas toujours primordial sinon ce serait trop facile. Un petit mot à propos des années 90, je ne les ai pas vécu en tant qu'auditeur. J'aime la musique de cette décennie mais je n'en fais pas un argument quelconque et cela englobe pour moi des groupes extrêmement différents, ce sont surtout l'énergie dégagée et la spontanéité qui me bottent. Des groupes actuels sont tout aussi bons et je continue de suivre au jour le jour ce qui se fait aujourd'hui. Quand j'ai commencé à écouter les Pixies, Guided By Voices ou les Thugs au début des années 2000, personne n'était derrière mon dos pour me dire "hé coco tes groupes là, ça sent le formol". J'avais tellement peu d'infos dessus depuis ma campagne que je ne savais même pas que ces groupes n'existaient plus. Je prenais tout ce qui me plaisait sans réfléchir.

Bon alors, ceci étant dit, j'ai fait une liste de groupes importants pour moi, leur découverte s'étalant sur plus de 10 ans de ma vie. Pardon de faire ça, mais je pense que ça peut donner un éclairage sur les textes que j'ai pu écrire sur ce site. Les catégories ne sont là que pour donner une idée.

SOUS VOS APPLAUDISSEMENTS, LES NOMINES SONT:

Pop 60's: 
Beach Boys, The Who, The Kinks, Zombies, Byrds, Love, Harry Nilsson, Beatles

Punk toutes époques (dont certains que j'écoute beaucoup moins): 
Ramones, Jawbreaker, Descendents, J Church, Buzzcocks, Vibrators, Rocket From The Crypt, Lagwagon, The Methadones, Screaching Weasel, Dead Boys, Hard Ons....

(power) pop rock / folk: 
Guided By Voices, Weezer, Ween, The Posies, Superdrag, That Dog, The Rentals, Ash, Sloan, Ozma, Cheap Trick, DM3, The Cars, XTC (Skylarking), Teenage Fanclub (Grand Prix), Built To Spill, Superchunk, Mega City Four, Ted Leo & the pharmacists, You Am I, Lemonheads, Buffalo Tom, Sugar, Dinosaur Jr,  Boo Radleys, Velvet Crush, The Long Winters, Harvey Danger, Cracker, Pernice Brothers, Yo La Tengo (Summer Sun quand ils ne sont pas noisy), The Beat/The Nerves, The Replacements, Wilco/Uncle Tupelo/Son Volt, Pinback, Supergrass, Jason Falkner, Jonathan Richman, Violent Femmes, Brendan Benson (the alternative to love), 

..........Liste infinie..........
Labels: Merge, Ryko disc, Yep Roc, Lojinx

Des mecs seuls: 
Rivers Cuomo, Lou Barlow (emoh), Eric Bachman (To the races), John Vanderslice et les trucs de chez Barsuk, Billy The Kill, Portastatic (be still please), Ben Folds, Ben Lee, Ben Kweller, Rusty Willoughby, A.A. Bondy, Coconut Records, Bob Mould, Paul Westerberg, Peter Case, Jackson Browne


Noise / blues rock / heavy / hardcore (qui tient chaud l'hiver): 

Fugazi, Bluetip, Unsane, Barkmarket, Helmet (Betty), Therapy?, Monster Magnet, Fu Manchu, Brant Bjork,  Polvo, Dropsonic (The low life), Retisonic, Jawbox/Burning Airlines, Mule, Kepone, Swervedriver (Mezcal Head), Archers of Loaf, Soundgarden, Girls against Boys, Supersuckers, Zeke, Danzig, Hellacopters, Kyuss, plus récemment Shiner, Aina
Labels: quarterstick, touch and go, southern records, am rep, Ascetic Records …


Rock 70's: 

The Who (live at leeds), Led Zeppelin, Cheap Trick, AC/DC, Thin Lizzy, Judas Priest (Rocka Rolla découvert récemment, qui ne prendra jamais la place d'un Black Sab mais pas mal), Rush, King Crimson (Red), Kiss (rock and roll over).....

"emo":
The Promise Ring / Maritime, Sunday's Best, American Football, Braid, Knapsack, Texas is the reason, The Jealous Sound, Sunny Day Real Estate, Rival Schools, Far, Jimmy Eat World (clarity et bleed American), Get up kids


Labels: no sleep records, Vagrant, SideOneDummy records, Topshelf records, polyvinyl, Jade Tree

Les trucs qui rentrent pas dans les cases dessus: 
Buddy Holly, Karate (Unsolved que je trouve superbe), Mike Watt (avec Dos), Spain, Echo And The bunnymen, Lush, Slowdive, Chuck Berry, Skip James, du blues…

Les french bands (qui ne devraient pas avoir une case à eux mais se mélanger dans celles du dessus):

Burning Heads (Taranto), Bushmen, Major Cooper, Les Thugs, Cantharide, The Last Brigade, Flying Donuts, Dead Pop Club, Second Rate, les Wampas, les Sheriff...

toute la scène de Jarnac: Headcases, Billy Gaz Station, The Jettators, Mr Protector, Glasnost, Gâtechien...

Voilà les principaux groupes et artistes qui ont tamponné une marque au fer rouge sur ma fesse droite mais d'autres styles me font du pied aujourd'hui. Je compte tout de même revenir un peu plus souvent ici faire des petits commentaires sur mes écoutes parce que c'est ce genre de choses que j'aimerais lire ailleurs, un peu à la manière de l'article du 14 février dernier et ainsi continuer de parler de rock étant donné que quelques nouveaux groupes me bottent bien à ce jour, à savoir Two Inch Astronaut et Beach Slang, Lee Bains III and the Gloryfires aussi et un paquet d'autres. A la prochaine.

samedi 14 février 2015

Singles

Je suis très en retard sur l'enregistrement de la 4è émission mais en attendant que ça arrive, je me suis amusé à faire un petit commentaire de quelques chansons qui sont passées dans mon baladeur ces jours-ci.

Paul Westerberg - Nothing to no one

C'est sur Stereo, la partie lo-fi / acoustique du double album Mono/Stereo de 2002 sorti chez Vagrant. Il a quand même le coup pour en faire des bonnes et les chanter avec sa voix qui ressemble à personne. QUand je l'écoute, j'ai chaque fois l'impression qu'elle va lâcher à un moment ou à un autre et qu'elle va s'envoler de ses propres ailes. C'est pas non plus cette chanson qui représente le plus ce que je dis, elle est très douce et sa voix plus posée. Je vais voir les Replacements en mai. A l'heure actuelle, j'aurais préféré voir un concert de Westerberg tout seul avec sa guitare.

Wilco - Outta site outta mind (live)

C'est joué de façon plus rythmée que sur l'album Being There dont elle est tirée, avec un gimmick de piano qui la rend plus pop. Ca devient presque une chanson guillerette de comédie musicale comme ça. C'est sur le coffret Alpha Mike Foxtrot qui est paru l'année dernière et qui compile en 4 disques des lives, des versions alternatives et des démos. C'est très homogène et très bien fait pour ce genre d'exercice.


Led Zeppelin - When the Levee Breaks

C'est le morceau qui ferme Led Zeppelin IV. J'ai appris il y a pas longtemps que c'est une reprise d'un vieux blues, ce qui ne surprend pas outre mesure. Je suis en train de lire "Led Zep, gloire et décadence du plus grand groupe du monde" de Barney Hoskins, et qu'est-ce que j'en retire? Déjà le plaisir de lire un bouquin qui compile des citations des membres du groupe et de leur entourage. J'en retiens aussi que des milliers de gens étaient marqués par leurs concerts. Des milliers de gens touchés en même temps qui voulaient les voir jouer deux fois le même set. Je me suis fait la réflexion que la musique des Who était violente à cause de la frustration, et celle de Led Zeppelin "était" le sexe.  Chuck Klosterman, qui commence à être mon écrivain pop préféré, dit ceci:  "Led Zeppelin sonnent comme ce qu'ils sont, mais ils sonnent aussi comme ce qu'ils ne sont pas. Ils sonnent comme un groupe de blues anglais. Ils sonnent comme un brachiosaure au sang chaud. Ils sonnent comme l'assaut d'Hannibal à travers les Alpes. Ils ont l'air sexy, sexiste et asexué à la fois. Ils ont autant l'air sombres que défoncés. Ils ont l'air malicieux et idiots à la fois. Ils ont l'air d'être plus vieux que toi mais juste un peu. Led Zeppelin sonne de la façon qu'un type cool doit agir."


Coconut Records – Mama

C'est un blues. C'est à noter parce que ce n'est pas le registre de Schwartzman. Ce titre c'est du blues / pop. Ca faisait longtemps que j'avais pas écouté Nighttiming et je pense que c'est un grand disque pop qui peut faire danser, ce qui n'est pas anodin. J'avais découvert la musique de Jason Schwartzman à travers Coconut Records mais aussi en tant que batteur chez Phantom Planet sur le myspace de Weezer. Ce n'est pas un hasard quand on écoute Back To you et quand on sait que le comédien a prénommé sa fille Marlowe Rivers. C'est aussi un grand fan de Sloan.

Cracker – Shine

David Lowery a une voix qui s'accorde bien avec les choeurs soul féminins. J'ai beaucoup d'admiration pour ce gars. Il me rassure. J'ai envie de lui ressembler. C’est une chanson tirée de Greenland qui est un très bon album. J'aime beaucoup The Golden age aussi qui n'a pourtant pas l'air de faire l'unanimité. Ca devient un de mes groupes préférés. J'ai du mal à réécouter Camper Van Beethoven par contre à part Our Beloved Revolutionary Sweetheart. Cracker a sorti un nouvel album en fin d'année dernière dont j'ai écouté le début mais pas sur un bon support. Un des premiers morceaux a un rythme ska qui rappelle Camper.


Billy the kill - The hardest is a better way to begin

C'est une chanson écrite quand il voulait arrêter de boire. Elle cause aussi de solitude et de liberté. C'est celle que je préfère de cet album. 








Nada Surf – Question

C'est sur leur disque de reprises. Je n'ai aucune idée de qui elle est celle-là. La première partie est punk puis ça se ralentit au milieu pendant un long moment mélodique, puis ça repart. En le disant comme ça on dirait que je parle d'une chanson de Nada Surf sur "The Proximity Effect", mais non. J'adore la reprise des Go-Betweens. Fin janvier, c'est donc tout frais, j'ai vu Matthew Caws seul avec sa guitare pour un concert qui m'aura quand même bien marqué, révélant, si on ne l'avait pas remarqué avec les albums de Nada Surf, un grand songwriter. Je sors les superlatifs un peu pompeux mais c’est vrai que ça m’a un peu secoué et autant vous dire de suite que Nada Surf est le groupe que j'ai vu le plus grand nombre de fois en concert. Une fois que tout le monde a été parti, sur demande, il a joué Killian's Red pour les quelques personnes restées discuter. On était pas plus de 10. Inutile de dire que c'était un autre état d'esprit au concert de Black Zombie Procession vus la veille. Les grands écarts sont bons pour la santé. Je lui ai acheté cet album et celui de Minor Alps, duo qu'il forme avec Juliana Hatfield, dont l'album est sorti en 2012 et sur lequel je vous conseille d'écouter Maxon.

Dropsonic - My girl

Dropsonic, ils opèrent un croisement très personnel de Led Zep, accentué par l'harmonica sur celle-là, avec la classe d'une voix un peu maniérée et traînante à l'anglaise. Le groupe est américain. J'ai perdu son nom mais il y a une grande balade sur ce disque, (The big nothing, après recherche). Insects with angel wings est un album dont la production est impeccable.



Ken Stringfellow - One Morning

C'est un titre élancé tout en acoustique qui aurait pu se trouver sur un album des Posies. On adopte la mélodie très rapidement par rapport à d'autres de ses chansons solo aux mélodies moins évidentes mais tout autant remarquables grâce à son chant singulier qu'on peut parfois prendre pour une voix  de femme.



Billy Gaz Station - Different Places

C'est le morceau le plus pop de "Inferno Attack!". C'était celui qui m'avait le plus plu quand c'est sorti.









Chris Staples - Hold on to something

A la fin de son concert, Matthew Caws a pris du temps pour discuter avec les personnes qui le désiraient. Je l'ai remercié de m'avoir fait découvrir John Vanderslice en première partie de Nada Surf vers 2005. Il m'a conseillé sur Barsuk d'écouter Chris Staples. La voix est claire, la production est nette, on distingue tous les instruments. Ce morceau un peu chaloupé est un beau morceau. Ca m'étonnerait pas que ce soit un des meilleurs de l'album. Je n’ai pas encore passé de temps avec l’album entier.


The Replacements – Androgynous

La chanson cause des genres qui se confondent. La musique, c'est un piano voix. Alors putain ça, si c'est pas un plaisir de se le remettre dans les oreilles. Je vais voir la bande en mai, ah putain, quand même. J'ai fait un contrôle du line up actuel. Y'a de grandes chances de trouver Josh Freese à la batterie. Il doit avoir le don d'ubiquité le gars, et vas-y que je frappe pour Weezer, pour Devo, pour les Vandals, Ween (sur Québec), Nine Inch Nails, Paramore, Goo Goo Dolls, Avril Lavigne, dernièrement Bruce Springsteen... La machine on l'appelle. Et Billy Joe Armstrong est à la guitare. Bon alors pour fêter ça, j'ai remis Tim, Let It Be et Pleased to meet me dans le baladeur, pour voir. C'est Pleased to meet me qui a gagné, putain c't album. J'ai plus écouté All Shook down et Don't tell a soul, ces deux dernières années.

Jets To Brazil – Wish List

Quand ça a démarré, je me suis demandé si c'était pas Paul Westerberg ou Cracker. sur les albums de Jets To Brazil, je me rends compte que la voix de Blake Schwarzenbach ressemble beaucoup à celle de David Lowery. Et ensuite la voix de Jawbreaker revient en mémoire. J'ai mis cet album dans le baladeur avec Orange Rhyming Dictionary, parce que je ne savais pas comment sonnaient ces deux premiers disques. L'album avec l'oiseau sur la pochette, ça fait un moment que je l'ai pas écouté. C'est un groupe que j'ai écouté avant de connaître la musique de Jawbreaker. J'aime beaucoup le titre de l'album: Perfecting Loneliness.

Rusty Willoughby - Seventeen Express

C'est une très belle chanson qui est simplement accompagnée d'une guitare sèche et d'une nana qui chante avec lui en fond. On peut dire selon les canons qui sont les miens que Cobirds Unite est un grand album de l'ex-chanteur de Flop.






Black Sabbath – Changes

J'avais oublié qu'il y avait ce genre de chansons carrément pop sur Vol 4. Je me suis même demandé qui c'était, je pensais à Harry Nilsson sans reconnaître. Et puis non.








Jon Auer - One way street

Je ne sais pas choisir entre Ken Stringfellow et Jon Auer. Sur leurs albums solo, à l'image de cette chanson, Jon Auer est plus simple dans son approche. Les percussions sont moins présentes et les chansons sont davantage basées sur des guitares acoustiques moins rythmiques. Son chant net est moins sophistiqué que celui de Ken Stringfellow. C'est plus simple mais pas moins beau. Il a écrit l'album après son divorce.