mercredi 6 septembre 2017

Vous prendrez bien un peu de Népenthès?

Bon. Quoi dire, quoi dire? Ca faisait un bail que j’étais pas venu.
Je suis repassé sur ce blog dimanche soir. Je vais vous décevoir, mais j’ai toujours pas fini mon compte-rendu du concert de Ken Stringfellow dont je parle dans le dernier message. Je sais même pas où je l’ai mis. Enfin, en tous cas, je suis venu ici et j’ai réécouté une des trois émissions que j’avais enregistrées. Ceux qui lisaient ce blog s’en souviennent peut-être. Je remets les liens :


Et ben en réécoutant, j’ai trouvé ça pas mal ! Non sans rire. En fait, l’idée d’en refaire une m’a traversé l’esprit cet été, sans toute la pression que je m’étais mise pour la Kicking Radio. C’est d’écouter des émissions du Bored To Death Radio Show qui m’a redonné envie. J’ai ressorti le micro du tiroir, je l’ai posé sur la table avec son petit trépied, j’ai branché le jack sur le PC, j’ai parlé dedans avec audacity, et techniquement, j’en ai rien sorti de bon, alors que j’y avais mis le prix. C’était pas le meilleur micro de la marque Zoom, mais quand même quoi. Enfin bon, je m’y prends peut-être mal. Ce qu’il y a c’est que, suivant d’où je parle (je vous vois venir, je fais pas des prises à 3 mètres du micro, non), le volume sonore est jamais le même quand je coupe et que je reprends, c’est relou. J’ai abandonné.

Si j’ai pensé à remettre la machine en marche aussi, c’est que cet été, j’ai senti à nouveau quelques frissons à réécouter du rock’n’roll. Je sais pas comment dire. J’en écoutais toujours mais la pop noyait tout, je pense. Combien de fois j’ai écouté Pet Sounds ces trois dernières années?
Trop, certainement. Et même pas Smile ou Sunflower, non : le coulant Pet Sounds. Juste ce bon vieux Pet Sounds bien fluide. Tu te fous devant l’étagère pour choisir un disque pour t’endormir. T’en prends un, tu le reposes, et le dernier qui te semble convenir finalement, c’est Pet Sounds. Comment, quel disque ? Pet Sounds, dans toute sa beauté avec ses harmonies dont l’équilibre donne le vertige ? Aussi sûrement que tous les chemins mènent à Rome, mes soirées menaient à Pet Sounds. Je rigole, mais je m’en sortais vraiment pas. Le plus drôle, c’est que, comme c’est pour moi un album qui file d’un trait dans le noir de la nuit, il y a des morceaux de l’album dont je ne connais toujours pas les titres après toutes ces écoutes. De toute façon j’ai toujours été nul en blind-test. Et en parlant de choses rigolotes, quand j’ai commencé à écouter les Beach Boys, j’accrochais pas du tout à ce disque. J’aimais seulement Sloop John B et maintenant c’est l’inverse, je trouve que Sloop John B casse le rythme et ça me fait chier. Bon enfin, merci pour tout, Pet Sounds. A dans 10 ans.
Si je reviens ici, surtout, c’est pour parler de quelques disques et de quelques groupes comme je faisais avant. Allez, on y va avec une petite sélection.

Red Gloves – Night Gap (2016)
Complètement soufflé par Night Gap. J’avais les deux 45 trs qui précèdent et je tardais un peu à choper l’album. Grossière erreur. Ce disque m’a bien accompagné cet été. Faut dire que je me suis aussi concentré sur moins de trucs pour vraiment apprécier. D’habitude beaucoup de disques tournent tous les jours, surtout dans la bagnole. Trop de trucs, vraiment. Ca m’a fait du bien de me focaliser et c’était le disque fait pour ça. Le son est balaise, super batterie du mec des Irradiates (je me suis ressorti First Radiations avec graaaaand plaisir). Le chant est hyper bien assuré par le mec de Jack and The Bearded Fishermen. Ca bombarde sans être exempt de bons gros refrains. Donc je suis arrivé à la conclusion qu’il y a que des tubes sur ce skeud. Ca m’a vraiment emballé, j’arrivais plus à m’en passer.

Adventures – Supersonic Home (2015)
J’avais acheté le skeud l’année dernière et je l’avais écouté une fois ou deux. L’ami Chris Hamilton en avait partagé un lien. Le groupe est sur Run For Cover. Eh ben, j’ai ressorti ce skeud cet été. Ce sont deux nanas au chant, dont la supra cool Reba Meyers, guitariste de Code Orange, un groupe qui a fait la première partie de Gojira à Paris cette année. Adventures n’a rien de métal par contre. Tous les instrus sont en place. Des fois ça cogne. Un peu comme du Superheaven avec chant féminin. Gros refrains emo-pop. J’ai mis un petit moment à me faire aux compos et puis en fait j’arrive plus à les lâcher. 


Two Inch Astronaut
Mon groupe préféré de ces 5 dernières années. Un groupe que j’aime beaucoup, qui a sorti un super disque cette année. Je sais pas combien de fois je l’ai écouté. J’en ai fait une chronique sur xsilence.
Je changerais juste une chose à ce que j'ai dit : quand j’écoute les morceaux individuellement, Colesville que je « dénigre » dans ma chro, c’est celui que j’écoute le plus. C’est pour ça que je faisais pas de chros avant, ça change tout le temps! Mais bon voilà super bon groupe pour moi. Autre chose, j’aime de plus en plus Personal Life.

Big Ray – Naked (1992)
Pendant quelques années, j’ai gardé les disques de Fred dans ma cave et il avait un 45 trs de Big Ray. Je me rappelle pas des titres qu’il y avait dessus et je ne me souvenais même pas comment ça sonnait. Mais la pochette en noir et blanc était assez marquante avec le nom du groupe écrit sur un gros bandeau noir vertical comme sur la pochette de cet album de 1992 dont je vais parler. C’est un logo qui aurait fait fureur sur un tee-shirt blanc dans les années 80/90, ou sur un album de Tad. Mais d’un point de vue musical, contrairement à ce que laissait entendre ce visuel, Big Ray ne tape pas du côté du punk, on va voir ça après... C’est aussi Fred qui m’avait parlé d’un certain Choum et de son groupe Cantharide en me le présentant comme le Pollard Charentais. Quelques années plus tard, dans une discussion, toujours de bon conseil, le Pollard charentais en question me reparle de ce groupe et quelques années plus tard encore, je me réveille un beau matin en pensant à Big Ray. En fait non, c’est en relisant de vieux Violence, que le Big Ray s’est rappelé à mon bon souvenir par le biais de Patrick « Tad » Foulhoux qui soutenait le groupe becs et ongles à l’époque. En allant chercher de leurs nouvelles à l’aveuglette sur bandcamp, je m’attendais donc à un truc qui arrache un peu, connaissant le Foulhoux. Mais que Choum aime bien attisait ma curiosité. Alors avant de parler de la grosse surprise que j’ai eue, je précise que les albums de Big Ray sont libres d’accès, excepté le dernier sur lequel ils veulent certainement se faire un peu de thunes, faut pas déconner. N’empêche, j’ai pris ceux qui étaient dispos sans payer. C’est nul. J’ai encore du mal à donner du fric pour du mp3. Mais du coup quand je vais aller sur discogs trouver mon CD de Naked, aucun fric ne va revenir à l’artiste. Dilemme. Faudra que je leur file un petit qqch sur bandcamp. Parenthèse refermée.
Je reviens au sujet. La couverture pourrait faire croire qu’on est face à un groupe punk, comme je disais,  mais pas du tout. Le groupe mené par Ed Wenn joue une pop d’obédience Big Star ornée majoritairement de guitares claires voire de cordes. Les harmonies vocales et les arrangements sont travaillés à donf. C’est hyper propre pour un truc de 1992 ! Ca n’a rien de cheap du tout. C’est parfois sombre. La voix m’a rappelé un peu celle du mec de Green On Red sur Treat You Right. Et ironie du sort, Missing a Train m’a rappelé Cantharide. Précision : contre toute attente, ils sont anglais.


Garden Variety – Knocking the Skill Level (1994)
Sur le site Wilfully Obscure, je suis tombé sur ce skeud. En fait, je sais pas si j’y suis tombé dessus en lisant le site ou si je cherchais précisément ce disque et que google m’a envoyé  sur Wilfully Obscure qui est un site que je visite régulièrement mais sur lequel je ne télécharge pas tant de disques que ça. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, c’est une mine d'or qui propose en téléchargement des raretés ou des lives, ou des (très bons) disques épuisés. Des vieilleries quoi dans le genre pop à guitare. Un style qui, s'il ne se perd pas, reste plus dur à dénicher de nos jours. 
Bon enfin, Garden Variety m’a tapé dans l’œil parce que c’est le premier groupe du batteur de Retisonic, Joe Gorelick. Alors, Retisonic, c’est très rythmique et c’est très épuré niveau guitares. Garden Variety, c’est un peu différent. Un skeud du début des années 90. Grosse influence Hüsker Dü je trouve, mélodies qui jouent sur la corde sensible du vague à l’âme. Dans cette mélancolie du chant, ça m’a fait penser à Second Rate. Super, super album. Point.

Wonderflu - Wonderflu (2016)

http://music.wonderflu.com/track/is-it-real

Même si je ne l’ai pas réécouté depuis que je l’ai reçu avant l’été, je tiens à en parler, d’une part parce que Javier, guitariste du groupe, me répondait ici et d’autre part bien sûr, parce que le disque est fort réussi. Après des années d’EP, le cap de l’album est franchi sans encombre avec pas moins de 30 titres. Vraiment emballé par ce skeud qui montre une large palette de compos allant de morceaux qui bombent à des balades plus cools, parfois noisy et lourd, parfois plus léger et pop. Des odeurs de Pixies, de Mudhoney en passant par Wilco. Et puis selon moi, un petit clin d’oeil à une musique de film de Terence Hill et Bud Spencer, ça fait jamais de mal !

Une dernière question :

Est-ce qu’un label peut sortir ce foutu disque de Glasnost en CD ou en 33trs ? Je parle du dernier disque ressorti des tiroirs cette année après avoir poireauté 10 ans. Par avance merci. Batterie énormissime signée Mat Gaz.


A la prochaine.


Article écrit en écoutant:
Le disque acoustique sous le nom de Krysler du baroudeur punk australien Simon Chainsaw dont je garde un excellent souvenir de son séjour chez moi il y a quelques années. Le jeu de guitare de Fred/Billy The Kill est super beau et reconnaissable entre mille.

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